Présentation des investissements d'avenir

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Avec 22 milliards d’euros, l’enseignement supérieur et la recherche constituent la première priorité des « investissements d’avenir ». A travers une série de financements et de labels emboités, il s'agit pour le gouvernement de soutenir l’émergence et la maturation de projets innovants et ambitieux, des plus locaux et spécifiques à une dizaine d'initiatives d'excellence à portée mondiale.

Les « investissements d’avenir » ont été pour Sorbonne Paris Cité l’occasion d’accélérer la définition et l’engagement de son projet stratégique. La démarche conduite a visé l’émergence de projets transformants, à forte portée internationale, intégrant une ambition pédagogique et des objectifs de valorisation économique réels. Tout en définissant un continuum disciplinaire et thématique cohérent, les coopérations inter-établissements ont été fortement encouragées.

Au terme du processus conduit par Sorbonne Paris Cité, les projets adressés à l’ANR forment un ensemble organisé et équilibré autour d’une approche interdisciplinaire.

Présente au cœur de chacun de ces projets, une ambition nouvelle d’impact économique trouve toute sa dimension et son efficacité avec le projet de Société d’accélération du transfert technologique (SATT) porté par Sorbonne Paris Cité (en association avec le CNRS, l’INSERM et les PRES Cergy University et Paris Est et l'Institut Pasteur et Curie pour partie).

 

Les équipements d’excellence (Equipex)

Dépôt des projets Equipex, deuxième vague

La deuxième vague de l’appel à projets « Equipements d’excellence » s'est achevée le 10 septembre 2011. Quatorze projets impliquent des équipes de recherche de Sorbonne Paris Cité. Ces projets Equipex ont non seulement la vocation de concurrencer les meilleures équipes de recherche internationale - grâce à l’acquisition d’équipement de pointe - mais également de renforcer les liens tissés entre les équipes partenaires, dans la perspective éventuelle d’en attirer d’autres.

Première vague de l'appel à projets Equipex (20/01/2011)

Les 52 projets lauréats se partagent 340M€ sur la somme totale de 1G€ prévue par la loi de finances. 15 projets relèvent de la biologie et de la santé, 10 des nanotechnologies, 9 de l’énergie, 8 de l’environnement, 5 projets relèvent de l’informatique et 5 des SHS. 12 projets reçoivent plus de 10 millions d’euros, 16 entre 5 et 10, l’autre moitié (24 projets) entre 1 et 5 millions d’euros.

Sorbonne Paris Cité a offert son soutien pour l'élaboration d’équipements d’excellence à partir des demandes de chercheurs issus des établissements membres (Université Paris Descartes, Université Paris Diderot, Université Paris Nord, Institut de physique du globe de Paris, Sciences Po). Cet appel à projets concerne la catégorie de un à vingt millions d’euros et vise à doter la France d'équipements scientifiques de qualité et compétitifs, conformes aux standards internationaux. Au total, dix projets ont été déposés en septembre 2010 et appartiennent à divers champs disciplinaires.

Il apparaît que le gouvernement a, d’une part, sélectionné des projets parfaitement inscrits dans la Stratégie nationale de recherche et d’innovation (SNRI), ce qu’atteste notamment le succès des initiatives dans le domaine des nanotechnologies ou du changement climatique, tandis que les sciences de la terre sont écartées. Il a, d’autre part, et dans l’ensemble, privilégié les projets en réseau national plutôt que participant à des politiques de sites.

Sorbonne Paris Cité se félicite de la sélection du projet DIME SHS (pour « Données, infrastructures, méthodes d’enquêtes en SHS»), porté par Sciences Po, en partenariat avec le GENES, l’INED, le GIS Quetelet, Telecom, Descartes, qui obtient un financement de 10,4 millions d’euros. Ce projet est appelé à renforcer le dispositif du Médialab, un laboratoire de moyens numériques qui s’intéresse à tous les nouveaux moyens de communication et de production des données engendrées par les nouvelles technologies de l’information et de la communication avec, en toile de fond, l’aspiration de parvenir à une place de choix à l’international en matière d’archivage et de traitement des données.

La biologie n’est pas en reste : sont aussi retenus deux projets : PARIS EN RESONNANCE, PERINAT collection auxquels l’université Paris Descartes est associée et dont les porteurs principaux sont respectivement l’ENS et l’APHP (6,6M€ au total). PARIS EN RESONNANCE, se concentre sur les améliorations en matière de techniques RMN pour une étude plus fine encore des biomolécules et des matériaux. PERINAT collection vise à organiser et enrichir le savoir portant sur la périnatalité au travers de collections biologiques originales qui seront documentées et associées aux données cliniques et d’imagerie.

En outre, REFIMEVE (pour « Réseau fibre métrologique à vocation européenne »), a retenu l’attention des experts internationaux. Coordonné par l’université Paris 13, le projet porte sur le développement, au niveau européen, d'un réseau de fibres optiques afin d'assurer le transfert d'un signal-horloge ultra-stable sans dégradation significative.

Liens depuis le site du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche

Les Cohortes

Les dix projets de cohortes seront des instruments de référence pour la recherche en santé publique et visent à constituer des équipements scientifiques de pointe indispensables pour mener des programmes de recherche d’envergure mondiale en recherche médicale et biomédicale.

Au niveau national, dix projets de cohortes ont été soutenus dans le cadre de cet appel à projet doté de 67M€. Sorbonne Paris Cité est associé à trois d’entre eux, dans l’un des grands domaines d’excellence de Sorbonne Paris Cité, les sciences de la vie et de la santé. Ces cohortes sont RADICO, sur les maladies rares (près de 10,1 millions d’euros, avec l’université Paris Descartes), Psy-COH, sur les maladies mentales (1 955 053 €, avec l’université Paris Descartes) et CRYOSTEM, sur le rejet de greffe (3,45 millions d’euros, en partenariat, notamment, avec l’université Paris Diderot et son Institut Universitaire d’Hématologie).

Sorbonne Paris Cité regrette, cela dit, le sort défavorable réservé aux cohortes déjà sélectionnées comme Très grandes infrastructures de recherche (TGIR) et dont la pérennité n’est pas encore assurée, malgré les termes initialement encourageants de l’appel à projets.

Liens depuis le site du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche

Infrastructures nationales en biologie et santé

Le projet France-BioImaging est coordonné par Maïté Coppey de l’Institut Jacques-Monod (Université Paris Diderot/CNRS) et porté par le CNRS. Son objectif est de doter la recherche française d’une infrastructure de pointe en bio-imagerie en fournissant des mesures quantitatives, des analyses et une compréhension intégrée d'un large éventail d'activités cellulaires et tissulaires. De nombreuses institutions françaises participent à ce projet auquel 26 M€ d’euros de dotation de l’Etat seront consacrés.

Ce succès s’inscrit dans le fil de la participation de la France au projet d'infrastructure Européenne ESFRI, EuroBioimaging, et témoigne de la dynamique scientifique de la communauté Française en imagerie cellulaire.

Les laboratoires d’excellence (Labex)

241 dossiers ont été déposés en réponse à cet appel à projets qui visait à répartir une subvention totale d’un milliard d’euros en 10 ans. Ce sont 100 projets de laboratoires d’excellence (Labex) qui ont finalement été retenus : 44 lauréats en Sciences et techniques, 30 en Sciences de la vie et 26 en Sciences humaines et sociales.

Dès les premières semaines d’existence de Sorbonne Paris Cité, un groupe de travail réunissant les vice-présidents en charge de la recherche des huit établissements membres a accompagné la maturation des projets de labex. Une équipe d’ingénierie a en outre été constituée afin d’apporter un concours technique et administratif aux porteurs de projet. Le Cosp  a évalué les propositions avec une grande exigence et le bureau, sur la base des avis, a autorisé leur soumission.

Sorbonne Paris Cité se félicite de la sélection de 22 laboratoires d'excellence, qui témoigne de la qualité de ses équipes au cœur d'une région francilienne dont la prééminence sur la scène nationale est confirmée. Parmi ces 22 projets, Sorbonne Paris Cité est porteur de 7 projets, couvrant tous les champs disciplinaires et qui attestent de l'engagement d'une politique de maillage des forces scientifiques entre les établissements membres. En outre, des équipes des établissements membres de Sorbonne Paris Cité coordonnent ou participent à 15 autres projets lauréats.

Pour savoir plus sur les laboratoires d'excellence lauréats portés par Sorbonne Paris Cité et des projets impliquant des équipes de Sorbonne Paris Cité, cliquez ici.

Les instituts hospitalo-universitaires (IHU)

Le bureau du PRES a examiné attentivement les multiples propositions émergentes avec le concours d’experts extérieurs. Il est apparu que parmi trois ou quatre excellents projets, deux d’entre eux réunissaient assurément toutes les qualités exigées, quant à la recherche, la formation, le soin et la valorisation. Soutenus par Sorbonne Paris Cité, les projets de l’Hôpital Necker-Enfants Malades sur les maladies génétiques rares « Imagine » et de l’Institut Saint Louis sur l’hématologie ont été retenus par le jury.

IHU maladies génétiques, coordonné par l’Université Paris Descartes
Pr. Alain Fischer, Pôle Hématologie-Immunologie-Infectiologie - Hôpital Necker-Enfants Malades (AP-HP)
Parmi les 6 IHU retenus, l’Institut des maladies génétiques (fondation Imagine) se voit doter de 65M€. Il a pour objectif de constituer un lieu unique de recherche et de soins de prévention des maladies génétiques axé sur l’amélioration de la compréhension des mécanismes physiopathologiques. L’apport de nouveaux outils diagnostics et le développement de solutions thérapeutiques innovantes, telles que la thérapie cellulaire ou la thérapie génique, font également parties de ce projet.

Institut Saint-Louis, coordonné par l’Université Paris-Diderot (IHU prometteur)
Pr. François Sigaux, Institut universitaire d’hématologie – Hôpital Saint-Louis (AP-HP)
L’Institut St Louis recevra 6M€ en tant qu’« IHU prometteur ».   Centré sur l’hématologie, discipline mixte, phare de l’innovation médicale, il participera à alimenter les progrès en cancérologie, en pathologies vasculaires et inflammatoires. Cette discipline a fait l’objet de premières médicales majeures en matière de traitements individualisés et de greffe de moelle. Les besoins de santé sont en expansion avec des défis liés au vieillissement. En effet, il existe une forte incidence des hémopathies chez les sujets âgés.

La société d’accélération de transfert de technologies (SATT)

Aboutissement d’un travail fructueux entre les cinq actionnaires et leurs cinq partenaires stratégiques, le projet Ile de France Innov présente une vision exigeante et ambitieuse de la valorisation de la recherche publique. Centré sur quatre thématiques porteuses d’enjeux, ce projet de société d’accélération du transfert de technologie a pour objectif de multiplier par 6 le nombre de détections d’inventions d’ici 10 ans, et d’ainsi démultiplier le nombre de projets portés à maturation et transférés vers la sphère économique, que ce soit par des dépôts de brevets, du licensing, des contrats partenariaux, des créations d’entreprises, etc.

La valorisation est une question dont les établissements se sont relativement peu saisi jusqu’ici, moins encore en SHS que dans les autres champs disciplinaires. L’appel à projets invitant à la création de sociétés d’accélération du transfert de technologies (SATT) doté de 900 millions d’euros, à répartir entre une dizaine de projets (entre cinq et sept en première vague) a permis d’engager un travail visant le développement d’une politique de valorisation volontariste et la recomposition des structures dédiées. Ile de France Innov fait partie des 5 premiers lauréats de cet appel. Il bénéficiera d'une dotation de 68 milliards d'euros pour les dix ans à venir.

Plus de 7.000 chercheurs et enseignants-chercheurs et 7.500 doctorants mènent des projets de recherche sur un large spectre de thématiques, au sein des 300 laboratoires qui composent le périmètre de la SATT. Avec un budget annuel de R&D de près de 700M€, les actionnaires de la SATT jouent un rôle majeur dans la recherche francilienne.

Néanmoins, avec moins de 400 brevets et 220 licences d’exploitation en portefeuille, pour des revenus d’à peine 3M€, la marge de progression en matière de valorisation reste importante : l’objectif de la SATT consiste donc prioritairement à soutenir l’innovation et à favoriser le transfert de technologie. La maturation des projets et la protection des inventions, ainsi que les phases amont que sont la sensibilisation des chercheurs et la détection des innovations, forment le cœur de l’activité de la SATT.

Après une première phase de travail interne à Sorbonne Paris Cité, l’Université Paris-Est et l’Université de Cergy, ainsi que le CNRS et l’Inserm, ont été associés au tour de table. Bien qu’aucune structure mutualisée de valorisation n’ait préexisté, les réflexions ont été menées en profondeur et le projet a su convaincre le jury.

Sans en être actionnaires à ce stade, l’AP-HP, l’Institut Curie, l’Institut Pasteur, PSL et l’Essec ont contribué de longue date à la conception de la SATT. Ces partenaires stratégiques ont vocation à tisser d’étroits liens avec le projet.

Trois domaines prioritaires ont été définis, associant potentiellement tous les champs disciplinaires que couvrent les forces scientifiques des établissements impliqués : santé ; ville, environnement et leurs ingénieries ; SHS (ingénierie pédagogique numérique & patrimoine artistique et culturel). La SATT y concentrera ses moyens, tant humains que financiers.

L’écosystème francilien de l’innovation étant particulièrement dynamique, la SATT a vocation à travailler en bonne adéquation avec de nombreux partenaires :

  • Plusieurs incubateurs, agrégeant également pépinières et hôtels d’entreprises, sont impliqués dans le projet : Paris Biotech Santé, Essec ventures, la Cité Descartes à Marne la Vallée, etc ;
  • Les fonds d’amorçage et les capitaux-risqueurs, qu’ils soient généralistes ou thématiques ;
  • Les pôles de compétitivité, dont plusieurs interviennent sur les mêmes domaines ;
  • Les collectivités locales que sont la Région, la Ville de Paris et les Conseils Généraux, dont le rôle est important en ce domaine, seront associées via le collège des collectivités : lieu d’échange d’informations sur les actions conduites, il sera également un espace de bonne coordination et d’expression de besoins communs.

Les actionnaires s’engagent à accorder l’exclusivité de la valorisation de l’ensemble de leur périmètre à la SATT. En particulier, les équipex et labex portés par les actionnaires ainsi que l’IHU Necker et l’IHU prometteur St Louis viennent enrichir le périmètre de la SATT, de même, le cas échéant, que deux projets d’Ieed et deux projets d’IRT dans lesquels les actionnaires sont impliqués.

Le travail pour transformer ce dossier en société constituée est d'ores et déja bien engagé. Ile de France Innov sera officiellement crée autour de la fin de l'année civile.

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